Chérie, passe-moi l’Iode

En cas d’accident nucléaire, le gouvernement a prévu de nombreuses mesures de protection : la mise à l’abri, l’évacuation s’il le faut. Et même une prophylaxie à l’iode pour les habitants des zones toutes proches d’une centrale nucléaire en activité. Que de bonnes intentions pour sauvegarder les thyroïdes. Et le reste ? Ouais, bon…

Dès le milieu des années 90, les autorités ont reconnu qu’un accident grave d’ampleur catastrophique pouvait survenir en France. Des plans d’intervention sont élaborés pour gérer ces situations extrêmes et des exercices de simulation ont été intégrés aux programmes scolaires (prochain exercice national de crise à Civaux organisé les 9 et 10 juin 2020). Au départ, il ne fait aucun doute que ces actions étaient conçues pour minimiser les conséquences immédiates d’une situation d’urgence. Mais les effets biologiques du rayonnement ont commencé à être reconnus et étudiés par les comités d’experts internationaux comme plus importants que prévus. La Commission internationale de protection radiologique (CIPR) reconnaissait explicitement par exemple dans ses recommandations de novembre 1990 qu’il n’y a pas de dose de rayonnement en-dessous duquel il n’y a aucun effet cancérigène et génétique.

Ce genre de catastrophe pouvant concerner la contamination rapide de nombreuses populations jouxtant les centrales, il fallait agir pour rassurer : en France, le gouvernement a décidé en 1997 d’organiser des distributions de comprimés d’iode aux populations vivant dans un périmètre de cinq kilomètres (étendu depuis) autour d’une installation nucléaire.

Petite revue des planifications, de leur pertinence en quelques volets spécifiques (PPICLI).

Savoir doser sa santé 

 

Quand un accident se déclare, la mise à l’abri vise à réduire l’exposition de son corps à un panache radioactif et/ou à la contamination présente dans l’air en se calfeutrant dans un bâtiment. D’ailleurs, comme toute pièce qui serait non étanche à l’air, il est salutaire de retenir que les bâtiments construits en bois ou en métal (c’est le cas de nombreux lieux de travail dont les parois sont métalliques) sont généralement un mauvais écran de protection contre l’exposition aux rayonnements externe. Enfin, la mise à l’abri ne saurait excéder 48 heures, pour des considérations d’approvisionnement alimentaire au moins. C’est la CIPR qui le dit ! Les autorités françaises (SGDSN en tête) préconisent du coup de ne pas dépasser une durée de confinement de l’ordre d’une demi-journée.

L’accident de Tchernobyl a montré que les populations vivant à plusieurs centaines de kilomètres de la centrale (proche de la frontière polonaise) pouvaient être fortement contaminées et développer dans les années qui suivent un cancer de la thyroïde. Parmi toutes les mesures à prendre, il existe depuis un consensus international : l’iode radioactif libéré lors d’un accident nucléaire étant la principale cause de l’augmentation de cancers de la thyroïde (chez les jeunes notamment), prendre de l’iode stable permettrait de protéger efficacement ladite thyroïde en la saturant.

Oui, l’iode radioactif (iode 131) rejeté lors d’une catastrophe se fixe très rapidement sur la glande thyroïde. Avaler une pilule d’iode stable vise à saturer la glande et éviter que l’iode radioactif ne s’y fixe et ne provoque éventuellement un cancer dit thyroïdien.

Il faut noter, pour la petite histoire, que des experts médicaux n’ont jamais craint d’affirmer que seuls les iodes radioactifs auraient des effets néfastes sur la santé, les comprimés d’iode stable se révélant alors en cas d’accident grave une protection totale pour la population.

Il faut sans doute alors le rappeler par souci de précision afin que cela soit intégré par chacun plus sûrement qu’un neutron par un atome radioactif : les iodes radioactifs ne sauraient être les seuls éléments ayant des effets néfastes sur la santé. D’autres radionucléides seraient rejetés en même temps que les iodes, tels césium 137 et 134, ruthénium, argent, strontium 90, plutonium et autres transuraniens… et pourraient être inhalés et/ou ingérés et donc exposer à une contamination interne. L’iode n’a seulement ceci de particulier qu’il cible la thyroïde sur laquelle il se fixe ; les autres radioéléments ne donneraient pas d’effets spécifiques identifiables sur des organes discernables, rendant les liens de causalité des cancers radio-induits difficilement identifiables (comme il n’est pas possible pour les individus d’identifier les cancers radio-induits non spécifiques, et encore moins de pouvoir produire en justice ce fameux lien de causalité, alors il ne s’avérait pas indispensable pour les exploitants d’en tenir compte, les cancers n’apparaissant en sus que plus tardivement). Mais nous reparlerons spécifiquement des effets sur la santé de la radioactivité et des éléments produits par la fission dans un autre article du site.

Il vaut mieux, en tout état de cause,  avoir une pastille d’iode que ne pas en avoir, mais n’est-ce pas une “protection” tout à fait illusoire en cas d’accident nucléaire ? En fait, les iodes radioactifs ayant donc, on vient de vous le dire, un effet spécifique sur la thyroïde, et cela à relativement court terme, il n’est pas possible de les négliger dans les gestions post-accidentelles.

Tenons pour quantité négligeable les allergies connues à l’iode ou aux excipients, référencées comme extrêmement rares. Pour les concernés, il vaudra tout de même de le savoir par avance et de se procurer en conséquence un palliatif alternatif : qui d’une solution iode-iodurée forte, qui du perchlorate de sodium, sous prescription médicale exclusivement.

Si l’on fait donc abstraction des contre-indications médicales existantes, la thyroïde serait protégée des effets du rayonnement causés par ces iodes radioactifs ingérés ou inhalés. Il suffirait d’en respecter les prescriptions pour être efficace et en éviter des désagréments.

Voilà qui parait probant et satisfaisant. Mais rien n’est simple en matière radiologique.

Une mesure légèrement salée 

 

La France n’est pas le seul pays à recourir à la distribution d’iode stable, même si cela doit signer l’aveu embêtant d’un accident probable pour certains. En Europe, les comprimés d’iode sont préventivement mis à disposition des résidents et des collectivités (une distribution organisée sur une zone allant de 5 kilomètres autour d’une centrale en Finlande et jusqu’à 50 km en Lituanie). Précisions d’ailleurs que cela n’était pas le cas au Japon avant la catastrophe de Fukushima où les stocks étaient constitués localement. La zone concernée a subi une extension de 10 à 20 km en France tout récemment.

(source : préfecture de Seine Maritime)

Afin de protéger la thyroïde, la mesure parait de bon sens. Encore faut-il savoir l’appliquer convenablement. Et espérer que l’exploitant alerte dans les meilleurs délais la préfecture à laquelle la centrale est rattachée, puisque c’est à cette dernière que revient le rôle d’alerter la population.

  Pour obtenir une efficacité maximale de la réduction de la dose à la thyroïde, l’iode stable doit être administré avant toute inhalation d’iode radioactif, ou dès que possible après. […] L’absorption d’iode radioactif est généralement stoppée 5 minutes après l’administration de 100 milligrammes d’iode stable [pour les adultes]. […] L’administration quelques heures après l’exposition à une incorporation unique d’iode radioactif peut réduire l’activité de la thyroïde d’un facteur pouvant aller jusqu’à 2. Si l’iode stable est administré par voie orale dans les 6 heures précédant la prise d’iode radioactif, la protection offerte est presque optimale ; si l’iode stable est administré au moment de l’inhalation de l’iode radioactif, l’efficacité de blocage de la thyroïde est d’environ 90%. L’efficacité de la mesure diminue en fonction du retard à débuter la prophylaxie, et l’absorption de l’iode radioactif peut être encore réduite d’environ 50% si le blocage est réalisé quelques heures après l’inhalation. […] L’action protectrice est nulle au-delà de 12 heures après que l’ingestion/inhalation d’iode radioactif a cessé , précise la CIPR.

Des effets de dosage s’avère aussi importants pour rendre efficient l’usage de l’iode stable. L’effet protecteur souhaité n’est en effet atteint que si les doses sont suffisamment fortes. Les comprimés d’iode qui sont prescrits en cas de carence en iode ne contiennent que quelques microgrammes et ne protègent pas en cas d’accident. Pour assurer le blocage de l’iode radioactif, il faut utiliser des doses nettement plus élevées. Ces comprimés à fortes doses sont ceux utilisés dans les tablettes distribuées et doivent être dissouts dans une bonne quantité d’eau et avalés immédiatement, mais pas à jeun. Les doses conseillées vont d’un demi-comprimé pour les nourrissons (1 à 36 mois) à 2 comprimés pour les enfants à partir de 13 ans et les adultes (et les femmes enceintes).

Dans tous les cas, il y a nécessité de disposer de l’iode stable dans l’instant. Depuis 1997, puisque les comprimés ont une validité de 7 ans, la distribution d’iode en France a été renouvelée en 2000, 2005, 2009 et 2016 à destination des habitants et des établissements recevant du public tels écoles, commerces, entreprises, administrations, etc., avec le concours de l’ANCCLI et des commissions locales d’information. Depuis 2005, tout riverain doit posséder chez lui des tablettes d’iode (iodure de potassium). La sixième campagne de distribution de comprimés d’iode autour se déroule en 2019-2020.

Au lieu des 600 000 auparavant, cette opération concerne maintenant au moins 2,2 millions de personnes (plus de 200 000 établissements recevant du public dont 1 800 écoles) réparties sur près de 1 100 communes et 33 départements. Mais cela représente moins de 5% de la population métropolitaine. Malheureusement, si près de 90% des personnes interrogées avaient connaissance de ces campagnes de distribution, globalement, ce ne sont que 50% des habitants concernés qui ont retiré leurs comprimés dans les pharmacies. Les autres devant ensuite les recevoir par voie postale.

Vous prendrez bien quelques bonbons

 

En France, le gouvernement a donc décidé depuis d’organiser des distributions préventives de comprimés d’iode pour les populations résidant dans les zones à proximité des installations nucléaires susceptibles de rejeter de l’iode radioactif lors d’un accident (mais pas que).

Il faut donc idéalement que cette ingestion d’iode stable soit faite avant que l’iode radioactif ait agi en saturant la thyroïde.

Les accidents ont fait l’objet de certaines projections, selon des modèles mathématiques robustes : à partir de ces 6 heures de référence, il faudrait donc que l’alerte soit donnée suffisamment longtemps avant le début des rejets pour que tous les concernés soient informés (pour avaler leur comprimé resté chez eux ?). Mais, voilà, nous savons déjà qu’ un vent de 20 à 30 km/heure transporterait l’iode radioactif à une distance comprise entre 120 et 180 km en 6 heures (au-delà, cela parait vraisemblable que l’exposition soit nulle ; un vent plus violent de 40 km/h portera la distance à 240 km ; dans la vallée du Rhône si nucléarisée, si le mistral ou la tramontane soufflent à des vitesses moyennes d’environ 60 km/h, la distance serait potée à 360 km).

Les pastilles doivent être gobées sur ordre préfectoral, selon des critères qui divergent en fonction des pays. En France, la valeur de référence retenue (en dose à l’organe ; 50 mSv par exemple en dose équivalente à la thyroïde) pour envisager une administration d’iode stable retenue par l’administration française est supérieure à celle préconisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS ; 10 mSv). On se demande bien pourquoi ?

Si quelques retombées de Tchernobyl se sont traduites par la recrudescence de cancers thyroïdiens en France, n’est-ce pas alors compte tenu des projections étudiées sur tout le territoire métropolitain qu’il faudrait distribuer ces comprimés ? En attendant, nous pouvons a minima nous demander pourquoi conserver des cercles concentriques pour délimiter les zones à risque autour de la centrale ? Pourquoi définir 20 plutôt que 30 kilomètres ? A Fukushima, le gaz et les aérosols ont été entrainés sur 40 km. L’arbitraire n’est sans doute pas sans conséquence pour les populations.

Comme rien n’est simple, un site dédié à la distribution vous permet de vérifier si vous êtes éligibles pour bénéficier de votre plaquette personnelle. Pour les autres logeant au-delà des 20 kilomètres, les pouvoirs publics ont constitué des stocks départementaux de comprimés d’iode, mobilisables en situation d’urgence, pour couvrir les besoins de la population française. Il faut juste espérer que ces réserves ne soient pas gérées comme celles des masques FFP2

(source : site dédié)

Sans vérification exhaustive, les stocks constitués semblent répondre à la population concernée (par exemple, dans la Vienne, 400 000 comprimés sont disponibles selon les chiffres 2019). Moins réaliste, les comprimés seraient alors distribués en urgence par chaque mairie, les services municipaux ayant la responsabilité d’aller se fournir en comprimés au chef-lieu de canton pour en assurer finalement la distribution aux habitants. Quand on sait que l’efficacité de cette prise d’iode stable est fonction de sa rapidité d’ingestion, une évaluation du temps nécessaire aux distributions n’aurait pas été superflue. Mais les préfectures n’ayant pas plus procédé à l’évaluation du temps d’évacuation…

Question subsidiaire : un tel besoin de se munir de comprimés n’est-il pas susceptible d’entrer en conflit avec un ordre de mise à l’abri ?

Cette évaluation n’est pourtant pas du tout sans importance. Prenons un cas pratique : celui d’une population éloignée mais vulnérable à l’arrivée d’un nuage radioactif. Il lui faudrait ingérer idéalement l’iode avant cette survenue gazeuse. S’il n’y a aucune installation nucléaire en Côtes d’Armor, La Hague ne s’en trouve pas moins à 140 kilomètres de St Brieuc à vol d’oiseau. Avec un vent de Nord-Est d’environ 50 km/h, le nuage arriverait en 3 heures sur les Côtes d’Armor. Quid de l’alerte donnée par la préfecture aux habitants si loin des types de considération d’urgence radioactive au quotidien ? Quid de la distribution depuis les mairies qui auraient eu le temps de récupérer leurs quantités de comprimés depuis les stocks ?…

Enfin, comme dans chaque pays, la distribution des comprimés d’iode s’arrête à la frontière (faisant abstraction de certains points de la convention Espoo). C’est le cas en Suisse de la centrale de Beznau située à quelques kilomètres de la frontière allemande ; c’est à l’Allemagne qui relève le soin de protéger sa population. Naturellement, c’est la même chose avec les centrales nucléaires françaises limitrophes : pour la centrale de Chooz, EDF ne finance pas la distribution de comprimés d’iode en Belgique, pas plus qu’au Luxembourg à proximité de Cattenom.

Un bon grog de rhum comme chez grand-mère

 

On l’aura compris, les mesures de protection prévues sont, chronologiquement la mise à l’abri et/ou la prophylaxie à l’iode voire l’évacuation.

Nous avions déjà fait le constat que les exercices des PPI n’étaient pas forcément en mesure de répondre aux attentes de la population si un accident nucléaire se produisait. Dans le cas précis de la distribution iodique, les associations militent depuis quelques années pour une extension à 100 kilomètres (comme en Belgique, alors qu’en Suisse le périmètre est tout de même de 50 km de rayon) afin de protéger plus efficacement sa population en cas d’accident grave, les thyroïdes des habitants en particulier.

En l’état, que devons-nous conclure de positif de cette mesure de distribution alors qu’autant d’interrogations perdurent ?

Les habitants doivent-ils conserver constamment leurs comprimés chez eux en quittant le domicile ? Si des allochtones arrivent sur une zone (touristes, familles en visite…), doivent-ils se déclarer pour obtenir ce type de comprimé ? Auprès de qui ? Comment procéder pour les gens qui habitent hors de la zone concernée mais qui travaillent dans cette zone des 20 km ? Quelles vérifications sont opérées par les services compétents afin de s’assurer que ces comprimés sont disponibles dans les écoles, les crèches, les garderies, les centres de vacances, les maternités ? Quid des personnes adultes et enfants se trouvant en campagne, éloignées de leur domicile, au travail ou au collège, au centre commercial…? Etc.

Et d’ailleurs, et avant tout, quel serait le niveau de contamination atmosphérique en iode radioactif qui serait considéré le meilleur par nos officiels pour donner lieu à prise d’iode stable en France ?!

Chacun aura retenu que l’ingestion d’iode stable pourrait éviter, selon une posologie précise, qu’une thyroïde ne soit contaminée. Mais la pastille ne protège pas les autres organes et tissus des atteintes des autres radio-contaminants (peau, squelette, foie, rate, cœur, poumon, vessie…).

Le problème reste donc entier pour la population, ou pour la zone évacuée, dans le cadre d’un scénario de rejets prolongés et des conséquences à plus long terme. Cela suppose a posteriori des actions de sécurité publique (interdiction de circulation sur les voies publiques) et de maintien de l’ordre devant être mises en œuvre, une restriction de la consommation de certaines denrées imposée, de réduire d’autres activités, d’éviter les activités sportives, les rassemblements publics en plein air, de ne plus manger de produits frais, de ne plus boire de lait, de proscrire les jeux en extérieur de type bac à sable…

Au regard de tous ces éléments d’importance qui pourraient faire suite à une catastrophe, il est légitime de se demander si la distribution d’iode stable n’aurait pas pour objectif caché de réduire le seul « risque psychologique » (stress, panique) d’une population ?

 

Et une problématique surnuméraire de se faire jour : en France, après un accident nucléaire, s’il est prévu « dans un premier temps d’interdire systématiquement la mise sur le marché des denrées produites localement et d’accompagner ces interdictions de recommandations visant à limiter la consommation des denrées autoproduites ou issues de la chasse, de la pêche ou de la cueillette », il est programmé ensuite d’autoriser la mise sur le marché des produits conformes aux normes des Niveaux Maximum Admissibles (NMA)selon le Codex Alimentarius mis en place par l’OMS et les limites d’Euratom, soit selon des limites guide.

Concernant les personnes elles-mêmes, c’est en septembre 2016 que les autorités françaises ont retenu les niveaux de ‘dose efficace’ les plus élevées possibles en cas d’accident. Soit 100 mSv pour la phase accidentelle et 20 mSv/an pour la phase post-accidentelle (au lieu de 1 mSv/an pour le public en temps normal). Vous l’aurez déduit par vous-même : plus les limites sont élevées et moindre sont les dépenses liées à la protection et à l’indemnisation des dommages causés (sur la santé par exemple)…

Et encore les valeurs à ne pas dépasser sont de simples références. Ainsi, des populations pourraient être exposées à des doses supérieures sans que cela ne constitue une infraction et donc sans que lesdites victimes n’aient accès à des recours. Oui, tout est question de définition, et en cela le niveau de référence n’est pas un plafond infranchissable :

  niveau de référence : dans une situation d’exposition d’urgence ou d’exposition existante, le niveau de la dose efficace ou de la dose équivalente ou de concentration d’activité au-dessus duquel il est jugé inapproprié de permettre la survenance d’expositions résultant de ladite situation d’exposition, même s’il ne s’agit pas d’une limite ne pouvant pas être dépassée , selon la directive Euratom

S’il n’a jamais été question dès le début de tenir comme ‘approprié’ le seuil permettant de laisser des enfants ou des femmes enceintes exposés à des doses élevées, qu’y pourrait donc dire le gouvernement français ? Cette résilience programmée et/ou imposée à la population en cas d’accident nucléaire sera l’objet de nombreux articles sur ce site.

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